Leur pétition regroupe désormais plusieurs milliers de signatures.
C'est une des destinations favorites des vacanciers depuis le mois de mai (notamment en raison des fortes chaleurs). Le lac d'Aiguebelette doit faire face à un problème de surfréquentation. Un problème présent depuis plusieurs années mais qui a pris une ampleur sans précédent en cette saison 2026. Face à cet afflux massif de touristes, des riverains ont décidé de tirer la sonnette d'alarme. C'est pour cette raison que le collectif "Ma vie au lac d'Aiguebelette" a été créé le 11 août dernier. Il est composé de près d'une centaine de personnes. "La période de forte fréquentation de de mai à juin de cette année, a donné suite à de fortes nuisances, qui ont dépassé l'entendement" souligne Magali David, membre du collectif.
Nuisances, incivilités et dangerosité
C'est un constat partagé par les locaux. Une atteinte de plus en plus forte à la faune et la flore du secteur. Des dépôts de déchets sauvages. Une gestion compliquée pour Marjorie Perrot, également membre du collectif. " Certains ont transformé les plages, et plus particulièrement certaines, en déchetteries à ciel ouvert, et que nombre de touristes, surtout ceux arrivant le soir, ont eu à le subir. Les gens qui arrivaient le soir après la fermeture des plages les trouvaient dans un état lamentable, et le nettoyage n'était fait que le lendemain." Un boom des comportements dangereux liés à l'alcool ou encore la drogue a été également constatée.
Quelles sont les revendications ?
L'objectif est de partir du bon pied pour vivre une saison 2027 sereine. Le collectif demande une réunion publique avec les élus locaux du secteur, les usagers, les commerçants et les riverains. Il s'agira ensuite de poser les bases d'un plan d'action qui sera équilibré. Parmi les pistes étudiées : la pédagogie et la communication (rappeler le statut de réserve naturelle du site) couplé à des mesures plus fermes comme des amendes ou encore un renforcement des contrôles.
En parallèle, Magali David tient à être claire sur un quelconque souhait de privatiser le lac. "Il n'en est absolument pas question, il n'en a jamais été question, il n'en sera jamais question. Aujourd'hui, on appartient à notre territoire, le territoire ne nous appartient pas. Nous ne sommes pas là pour nuire aux locaux, on veut trouver une solution tous ensemble"
Pour sensibiliser les gens dans le secteur, une pétition a également été mise en place. Elle recueille (au 9 septembre 2026) plus de 3200 signatures.
Crédit photo : ©Mavieaulacdaiguebelette
Par Axel Gambaracci